Séquence de fin, vision électronique :

Concernant la séquence de fin, il est vrai que ce n’est pas un happy end même si ce n’est pas non plus un « unhappy end » puisqu’ils sont tous vivants ; c’est autre chose donc; « this is something else » dit Ray-Cruise à Rachel-DakotaFanning; ce n’est pas un happy end car la tension est palpable entre les deux entités qui se font face : d’un côté Ray-Cruise , de l’autre ses beaux-parents ; entre les deux il y a son ex-femme qui s’est avancée mais sans atteindre le point-milieu, et les deux enfants qui vont circuler, d’un côté à l’autre, en sens inverse (le nouveau mari qui est apparu un instant derrière les beaux-parents sera vite évacué).

Ray-Cruise est stoppé net quand il débouche dans l’impasse et aperçoit sa « famille » qui apparaît derrière la porte d’entrée vitrée ; c’est très violent, cette force qui le repousse et le stoppe ; et la façon dont les personnages adultes restent sur leur position est vraiment frappante.

En sortant de la séance, l’analogie qui m’est tout de suite venue à l’esprit pour décrire cette tension entre les deux entités « Cruise / beaux-parents » était celle de deux aimants de même polarité et dont on sait donc qu’il se repoussent ; si on suit cette image alors l’ex-femme serait un aimant de polarité opposée à ses parents ce qui permettrait de la garder sous leur influence ; et les enfants je sais pas … peut-être des électrons libres (si on pénètre dans la matière), électrons libres dont on sait (d’où leur nom) qu’ils sont instables (faiblement liés au noyau atomique) et pourront être attirés par le premier atome qui passe si sa charge électrique le permet (cas de la fille ? qui est récupérée par la mère) ou bien qu’ils pourront être entraînés avec d’autres électrons libres pour former … le courant électrique (cas du fils ? qui est parti); je ne sais pas du tout où me mène cette analogie de type « électro-magnétique », sans doute nulle part, mais elle fonctionne assez bien pour décrire les positions des personnages dans l’espace, les circulations ou au contraire les immobilités …

C’est en écrivant ceci que je m’aperçois qu’il faudrait laisser tomber l’image des aimants au profit d’une analyse purement électronique : dans ce cas les deux entités « Cruise / beaux-parents » seraient des ions (atomes) de même charge électrique (ils se repoussent) ; ainsi l’ex-femme (électron interne arrimé à son noyau/parents) et les enfants (electrons libres) trouvent naturellement leur place.