Le début est ici : ceci n'est pas un blog (1), ceci n'est pas un blog (2), ceci n'est pas un blog (3)

3. le rapport au je :

Une autre source de malaise est le rapport au je.
Pour y échapper, j’essaie d’écrire le moins possible. C’est facile. C’est le contraire qui est difficile.

Mon projet ici n’est pas de nature autobiographique. Cela était même clairement exclu des objectifs et projets de départ.

Sauf que c'est impossible. Je pensais jusqu'à présent (j'en suis moins sûre aujourd'hui) que c'était surtout inhérent à l'outil-blog qui est particulièrement adapté et vendu/marketing-é pour créer des journaux (intimes, presse, carnets de bord et autres carnets/cahiers d'écriture ...) ou des outils de communication (ex: les blogs dits politiques; ce cas est hors sujet par rapport à ce qui m'occupe ici : le je qui s'y exprime éventuellement étant forcèment un "je-marketing"); en fait c'est plutôt inhérent à tout ce qu'on fait et dès qu'on essaie de faire quelque chose; évidemment cela dépend aussi du niveau où on met la barre de l'intime, du personnel et c'est donc variable d'une personne à l'autre.

Sauf aussi que je revendique de dire je comme la seule bonne méthode y compris quand le sujet abordé est a priori extérieur (ex: parler d'un film, d'une expo) et pourrait être traité comme tel, avec une certaine réserve et neutralité; ici je n'invente rien, d'autres le font en matière de cinéma par exemple (partir de soi pour écrire/parler des films).
Dans ce cas, le je est non seulement revendiqué mais il ne me crée pas le même malaise (est dans ce cas le texte sur Michal Rovner ... et cela doit être le seul, au jour d'aujourd'hui).

Cette question se double de la question de l’exposition; certes la question est plutôt théorique (compte-tenu du nombre de visites…); mais elle n’en existe pas moins, même à très petite échelle.