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jeudi 28 juillet 2005

Le repos du guerrier

Intégration de l'objet Le repos du guerrier accessible à gauche.

mercredi 27 juillet 2005

Images de marques

Intégration de l'objet Images de marques accessible à gauche.

lundi 25 juillet 2005

La guerre des mondes – Spielberg (3)

Une «réminiscence» sonore :

La Guerre des Mondes :
Robbie à son père Ray : Please tell me what you saw.
Fenêtre sur cour :
Lisa à Jeff : ...tell me everything you saw and what you think it means.

La guerre des mondes – Spielberg (2)

Vision directe / Images secondaires :

Ce qui m’a frappé en retournant voir La Guerre des Mondes, c’est la forte présence de ce que j’appellerai les images de second niveau c’est-à-dire des images qui nous sont renvoyées par un système qui les reçoit d’abord et nous les restitue ensuite (à nous ou aux personnages). Ce système peut être l’écran de télévision, des miroirs en grand nombre, des vitres utilisées comme surfaces réfléchissantes, l’œil-caméra au bout de la longue tentacule du tripode … jusqu’au grand miroir dont Ray Ferrier se servira à la fois pour se cacher aux « yeux » du tripode, avec sa fille Rachel et leur compagnon, et aussi pour leurrer le tripode sur la réelle configuration de l’espace dans la cave.

C’est la télévision qui nous annonce la catastrophe qui advient en Europe avant de parvenir aux Etats-Unis. Les miroirs des rétroviseurs nous restituent souvent le réel à la place d’une vision directe ; par exemple lors du départ dans la voiture du client du voisin-garagiste auquel Ray prédit la mort s’il ne se joint pas à eux et dont nous verrons la mort-désintégration dans le rétroviseur de la voiture qui s’éloigne. C’est un camescope tombé à terre qui continue à nous restituer ses images. C’est encore sur les écrans de contrôle dans le mini-car de télévision qui stationne à coté de l’avion écrasé, que Ray découvre qu’il n’y a pas un seul mais une armée de tripodes. Images-reflets aussi telles que le visage perdu de Ray dans la vitre où est resté collée la tranche de pain après qu’il l’ait balancée; le visage épouvanté de Rachel à la surface du globe qui protège l’œil-caméra du tripode quand ils seront découverts dans la cave. Enfin le grand miroir utilisé par Ray pour leurrer le tripode sur leur présence et sur la configuration de la cave.

Certes nous voyons aujourd’hui le monde le plus souvent à travers des systèmes optiques : télévision, camescopes , appareils-photo, écrans de contrôle …

Au-delà de ce fait banal, l’accumulation d’images secondaires dans La Guerre des Mondes, dont le point culminant est le grand miroir qui servira de leurre, produit une réflexion sur la fabrication des images.

Les images peuvent mentir et tromper comme elles peuvent montrer la réalité telle qu’elle est, avant qu’elle ne nous tombe dessus.

La guerre des mondes – Spielberg (1)

Séquence de fin, vision électronique :

Concernant la séquence de fin, il est vrai que ce n’est pas un happy end même si ce n’est pas non plus un « unhappy end » puisqu’ils sont tous vivants ; c’est autre chose donc; « this is something else » dit Ray-Cruise à Rachel-DakotaFanning; ce n’est pas un happy end car la tension est palpable entre les deux entités qui se font face : d’un côté Ray-Cruise , de l’autre ses beaux-parents ; entre les deux il y a son ex-femme qui s’est avancée mais sans atteindre le point-milieu, et les deux enfants qui vont circuler, d’un côté à l’autre, en sens inverse (le nouveau mari qui est apparu un instant derrière les beaux-parents sera vite évacué).

Ray-Cruise est stoppé net quand il débouche dans l’impasse et aperçoit sa « famille » qui apparaît derrière la porte d’entrée vitrée ; c’est très violent, cette force qui le repousse et le stoppe ; et la façon dont les personnages adultes restent sur leur position est vraiment frappante.

En sortant de la séance, l’analogie qui m’est tout de suite venue à l’esprit pour décrire cette tension entre les deux entités « Cruise / beaux-parents » était celle de deux aimants de même polarité et dont on sait donc qu’il se repoussent ; si on suit cette image alors l’ex-femme serait un aimant de polarité opposée à ses parents ce qui permettrait de la garder sous leur influence ; et les enfants je sais pas … peut-être des électrons libres (si on pénètre dans la matière), électrons libres dont on sait (d’où leur nom) qu’ils sont instables (faiblement liés au noyau atomique) et pourront être attirés par le premier atome qui passe si sa charge électrique le permet (cas de la fille ? qui est récupérée par la mère) ou bien qu’ils pourront être entraînés avec d’autres électrons libres pour former … le courant électrique (cas du fils ? qui est parti); je ne sais pas du tout où me mène cette analogie de type « électro-magnétique », sans doute nulle part, mais elle fonctionne assez bien pour décrire les positions des personnages dans l’espace, les circulations ou au contraire les immobilités …

C’est en écrivant ceci que je m’aperçois qu’il faudrait laisser tomber l’image des aimants au profit d’une analyse purement électronique : dans ce cas les deux entités « Cruise / beaux-parents » seraient des ions (atomes) de même charge électrique (ils se repoussent) ; ainsi l’ex-femme (électron interne arrimé à son noyau/parents) et les enfants (electrons libres) trouvent naturellement leur place.

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